
Aujourd'hui, pour tous ceux qui ont un tant soi peu étudié le dossier de la catastrophe de Toulouse, la réalité de deux explosions ne fait plus aucun doute : multiplicité et cohérence de plus d'une centaine de témoignage, et plus particulièrement de ceux situés à proximité immédiate de la seconde explosion, six enregistrements sonores, photos...
Affirmer qu'il s'est produit deux explosions conduit immanquablement à poser la question de "l'autre" explosion. Et notamment de savoir où elle se situe. Cinq ans après la catastrophe, cette question peut-elle être résolue ? Existe-t-il un moyen scientifique de localiser la première explosion ? Ainsi qu'il est indiqué dans "AZF-Toulouse: Quelle vérité" au chapitre "Deux explosions", page 97, les enquêteurs ont en leur possession six enregistrements sonores des deux bangs. Sur chacune de ses bandes ont été inscrites ces deux explosions et il possible de déterminer avec une excellente précision l'intervalle entre elles. Ces durées ne sont pas les mêmes d'un enregistrement à l'autre. Ce qui est normal. Car cette différence est due à la propagation du son qui n'est pas instantanée. Ce jour là à Toulouse, la température était de 24°C et il y avait un léger (5 noeuds) vent d'autan, venant de SudSudEst. On peut en déduire que la vitesse du son était approximativement de 340 m/s vers le SudSudEst, 346 m/s vers le NordNordOuest et 343 m/s dans les directions perpendiculaires.
Peut-on à l'aide de ces enregistrements trouver l'origine de la première explosion ? La réponse est: oui. Et nous en donnons la preuve sur ce site à l'aide d'un logiciel de simulation. Cette application permet de simuler les ondes sonores de deux explosions et de calculer l'intervalle de temps perçu par un observateur placé en différents emplacements. Elle est totalement paramétrable : vitesse du son, emplacement de l'observateur, emplacement de la première explosion. Seule l'origine de la seconde explosion est figée et correspond au cratère d'AZF (qui sert d'origine zéro pour toutes les mesures). Elle permet de trouver, par tâtonnement, l'épicentre de la première explosion connaissant la seconde : on essaye différents emplacements et différents intervalles absolus jusqu'à coller avec au moins trois valeurs relevées sur le terrain.
Une autre méthode, la méthode des cercles permet d'obtenir le ou les foyers de la première explosion. Ce(s) foyer(s) se trouvent à l'intersection de cercles centrés sur chacun des lieux d'enregistrement
Contrairement à notre solution et celle de Jean-Marie Arnaudiès dont la date est estimée à environ 8 secondes avant l'explosion, l'expert Grenier trouve une solution à -10,5 s (Celle du séisme ?). Il donne une position à l'altitude de 3500 mètres ce qui la rend compatible avec une bombe EMP lancée d'hélicoptère. Mais, le sol constituant un plan de symétrie, à cette solution aérienne correspond une autre solution souterraine.