LOCALISATION DE L'ÉPICENTRE SISMIQUE

Le séisme qui s’est produit à Toulouse ce vendredi 21 septembre est une véritable énigme. Tellement énorme et lourde de conséquence que le gouvernement d’alors a tout fait pour la cacher. La méthode utilisée est des plus inventives : retourner la situation. Au lieu de cacher ce séisme tout à fait anormal, l’État l’a présenté comme l’effet normal d’une cause anormale. « L’explosion d’AZF a été tellement forte qu’elle a provoqué un séisme ! » a-t-il dit. Et le tour est joué. Sauf que c’est faux. Tout simplement parce que les explosions de nitrates d’ammonium sont très peu couplées au sol et que la majeure partie de l’énergie est dissipée dans l’effet de souffle.
Incapable de prouver son dire – et pour cause – l’État a inventé une formule inédite : le CRAS. Ce document long de six pages, en partie en anglais, a été accepté le 11 février 2002 et publié le mois suivant. Moins de six mois après la catastrophe ! Une prouesse quand on connaît les difficultés rencontrées par les chercheurs pour être publiés. Ce document présenté par certains médias comme la preuve que le séisme toulousain résultait de l’explosion du nitrate d’ammonium se contente, sur ce point, d'affirmations. Comme celle qui figure clairement dans le titre et sert à la fois de prémisse et de conclusion. Se retranchant derrière une procédure en cours, l'auteur de ce rapport a refusé de nous répondre. Dommage. Le rapport entend-il prouver que la détonation du nitrate d’ammonium est la cause du séisme ? Si tel est le but, il est raté : le rapport prouve plutôt que la source du séisme se trouvait à 40 mètres du hangar 221 et qu’il s’est produit 10 secondes avant…
La magnitude du séisme est une première gageure. 3 ou 4 sur l’échelle de Richter, c’est à la fois beaucoup et peu. Peu, parce que nombre de tremblements de terre naturels atteignent souvent des valeurs bien plus élevées. Et qu’un tremblement de terre de cette magnitude est banal. Beaucoup, parce que s’il ne s’agit pas d’un tremblement de terre naturel, une telle magnitude est difficile à obtenir artificiellement. Dans les équivalences classiques qui lient la puissance d’une explosion de la main de l’homme à l’échelle de Richter, 3,2 correspondent à l’explosion… d’une bombe nucléaire.
L’emplacement de l’épicentre du séisme est un autre mystère. Le CRAS de l’OMP le positionne à 40 mètres du hangar 221, le CEA sous une piste de Blagnac. Pierre Grésillaud, Ingénieur civil des Mines, a refait leurs calculs. S’appuyant sur les ondes Pg reçue par 14 stations autour de Toulouse, il a montré, que celles-ci convergeaient vers les sous-sols de Pech David, pas trop loin de l’hôpital militaire de Larrey. Se pourrait-il qu’il existe, dans ce sous-sol, des souterrains, dont l’un serait accessible depuis le CHU de Rangueuil comme nous l’a affirmé un témoin ?(Extraits de notre Livre : AZF Enquête Secrète - Consulter l'ouvrage pour les précisions)
On doit à Pierre Grésillaud, ingénieur civil des mines, les meilleurs travaux en vue de résoudre l'énigme de l'épicentre sismique. On trouvera un exposé de son travail sur son propre site :azf-10h18 Pierre Grésillaud est également l'auteur d'un article fort complet sur ce sujet dans le numéro 62 (mai-juin 2009) de Nexus.