Photo du nord du site AZF le 21 septembre 2001 à 13h47. Au centre : le cratère et la trace noire.
Gérard Hecquet, ingénieur chimiste, invalidation de la piste chimique

Catastrophe AZF - SCIENCE

GERARD HECQUET

Gérard Hecquet est ingénieur diplômé de l’École Nationale Supérieure de Chimie de Lille d'où il est sorti Major. Il fut de 1990 à 2003 adjoint à la direction d’ATOFINA avec une interruption de 1996 à 1999 où il est détaché au CNRS. Il était responsable, entre autres, de la recherche division chlore et dérivés. Il est conseiller scientifique de Total de 2003 à 2006.


"L'incompétence" des experts


A ce titre, il intervient dans le procès AZF, en tant qu’expert de la défense. Il effectue un travail de titan contre le rouleau compresseur du collège expertale, n’ayant de cesse de pointer les erreurs de leurs travaux et de dénoncer ce qu’il nommera leur incompétence.


Un de ses résultats spectaculaires est le démontage d’une expérience de l’expert judiciaire Barrat. Au vu de cette expérience treize salariés avaient été mis en garde à vue, déférés devant le juge et mis en examen pour homicide involontaire ! Gérard Hecquet prouvera, malgré les dénégations de l’expert et du responsable du collège expertale, que le nitrate d’ammonium était en fait de l’urée ! Ce qui sera confirmé par une analyse indépendante, réalisée à la demande du juge d’instruction. Et les salariés libérés bénéficieront d’un non-lieu, confirmé par la chambre d’appel.


Invalidation de la piste chimique.


En décembre 2006, il prend sa retraite. Malgré l’énorme somme de travail accomplie dans le dossier AZF et ses résultats brillants, les avocats de la défense le retirent du dossier. Le procès en première instance se passe sans lui. Cet homme compétent et intransigeant est ainsi interdit de parole.


Lors du procès en appel, Michel Massou et Kathleen Baux, deux parties civiles sans avocats convaincues de l’impossibilité de la piste chimique le citent à comparaître, alors que ni l’accusation, ni la défense, ni d’autres parties civiles, comme M&S représentant les anciens ouvriers d’AZF-Toulouse, ne font appel à lui qui est pourtant « le » spécialiste de ces produits incompatibles. Gérard Hecquet dépose à la barre le 3 janvier 2012 et sa déposition est un véritable coup de tonnerre. Elle infirme totalement la piste chimiste défendue par l’accusation >

>>> Invalidation de la piste chimique par Gérard Hecquet.


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